À la Chambre, je suis revenu avec le ministre des Affaires étrangères sur les méthodes avec lesquelles le régime iranien réprime toute contestation.
Quatre ans après la mort de Mahsa Amini, près d’un an après de nouvelles manifestations réprimées dans le sang, et alors que la guerre embrase le Moyen-Orient, le monde s’est peu à peu détourné du sort des Iraniens.
Pourtant, le régime est toujours là. Et il continue à réprimer par la terreur.
Un nouveau rapport publié par Amnesty International vient documenter, avec une précision glaçante, la manière dont cette répression a été organisée lors du soulèvement « Femme, Vie, Liberté ».
Il ne décrit pas quelques violences isolées ou les dérives de certains agents. L’organisation met en évidence une véritable politique d’État visant à écraser la contestation, avec des chaînes de commandement, des ordres, des moyens et des forces de sécurité mobilisés pour recourir à la force meurtrière. Tuer pour faire taire : voilà la politique du gouvernement iranien.
Et derrière cette mécanique de répression, il y a des vies.
Six ans seulement. C’était l’âge d’une petite fille tuée après avoir été frappée à la tête par une cartouche de gaz lacrymogène.
Elle est loin d’être la seule enfant victime de cette répression.
Amnesty a documenté la mort de 377 manifestants et passants, parmi lesquels 56 enfants, lors du soulèvement de 2022. Des milliers d’autres personnes ont été arrêtées arbitrairement, soumises à des disparitions forcées, torturées ou victimes d’autres mauvais traitements, notamment de violences sexuelles.
Des enfants, des femmes et des hommes descendus dans la rue pour réclamer davantage de liberté. Des familles qui ont perdu un fils, une fille, un frère ou une sœur. D’autres qui cherchent encore à comprendre ce qui est arrivé à un proche.
Face à cela, j’ai plaidé auprès du ministre pour que la Belgique continue à agir avec fermeté.
Le temps qui passe ne doit jamais devenir une forme d’impunité. Les victimes de « Femme, Vie, Liberté » ne doivent pas être oubliées. Et ceux qui ont organisé, ordonné ou commis ces crimes doivent rendre des comptes.







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