A la Chambre, j’ai interpellé le Ministre des Affaires étrangères à la suite de l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, qui a été signé cette nuit.
Après plusieurs mois d’escalade et d’affrontements, toute perspective de désescalade doit être accueillie avec sérieux et avec espoir. Cet accord doit permettre l’arrêt des opérations sur plusieurs fronts, la réouverture du détroit d’Ormuz et la relance de négociations plus larges sur le programme nucléaire iranien.
Mais il faut rester prudent. Une annonce d’accord ne constitue pas encore une paix réelle.
J’ai donc interpellé le Ministre sur plusieurs points essentiels : les garanties attendues concernant le programme nucléaire iranien, la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, le rôle que doit jouer l’Union européenne, mais aussi la situation au Liban.
À cet égard, les déclarations du gouvernement israélien annonçant le maintien de troupes dans des « zones de sécurité » au Liban pour une durée indéterminée suscitent de réelles inquiétudes. La stabilité du Liban ne pourra pas se construire contre sa souveraineté. Elle doit passer par mise hors d’état de nuire du Hezbollah, mais aussi par la restauration de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire.
La Belgique doit soutenir toutes les opportunités sérieuses de paix. Mais elle doit le faire sans naïveté et sans renoncer aux principes qui peuvent rendre cette paix réelle et durable : la liberté de navigation, la non-prolifération nucléaire, la souveraineté des États et le respect du droit international.







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