Depuis plus de cinq ans, je mรจne au Parlement fรฉdรฉral un combat contre les adoptions internationales illรฉgales. Ces situations oรน des enfants ont รฉtรฉ adoptรฉs dans des conditions irrรฉguliรจres : kidnappings, documents falsifiรฉs, consentements manipulรฉs, identitรฉs effacรฉes, etc.
Des vies profondรฉment brisรฉes.
Avec les victimes, nous avons obtenu des rรฉsultats concrets : reconnaissance officielle du phรฉnomรจne, ouverture des archives de l’รtat, adaptations du code pรฉnal, du code civil et du code de la nationalitรฉ. Nous avons mรชme portรฉ ces tรฉmoignages devant l’ONU, qui a reconnu ces pratiques comme un crime contre l’humanitรฉ, une premiรจre.
Une vaste enquรชte fรฉdรฉrale est aujourd’hui en cours pour comprendre comment ces dรฉrives ont รฉtรฉ possibles et รฉviter qu’elles ne se reproduisent.
Face ร l’ampleur du phรฉnomรจne, la Flandre n’a pas attendu ses conclusions : elle met fin aux adoptions internationales d’ici 2027. C’est une dรฉcision courageuse, que je comprends et que je respecte.
En Fรฉdรฉration Wallonie-Bruxelles, la rรฉflexion est dรฉsormais ouverte. Elle devra l’รชtre sรฉrieusement et rapidement. Dans les faits, le nombre d’adoptions internationales a dรฉjร chutรฉ de plus de 1.000 par an dans les annรฉes 2000 ร moins de 200 aujourd’hui. Le systรจme s’est dรฉjร transformรฉ. La question n’est donc plus de savoir si on agit, mais comment.
L’adoption est un acte d’amour. Dans l’immense majoritรฉ des cas, les parents adoptifs n’avaient aucune conscience des irrรฉgularitรฉs. Ils ne sont donc absolument pas en cause. C’est un systรจme qui a failli.
Et face ร un systรจme qui faillit, il ne peut y avoir quโune seule boussole : ๐ฅ’๐ข๐ง๐ญ๐ฬ๐ซ๐ฬ๐ญ ๐ฌ๐ฎ๐ฉ๐ฬ๐ซ๐ข๐๐ฎ๐ซ ๐๐ ๐ฅ’๐๐ง๐๐๐ง๐ญ.







Commentaires rรฉcents