Actu

Journée internationale contre l’homophobie

Aujourd’hui encore, 𝟔𝟒 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐱𝐞. Dans sept d’entre eux, la peine de mort est encore légalement prévue. Et dans plusieurs autres, elle reste juridiquement possible.
Le cas du Sénégal nous l’a tristement rappelé ces dernières semaines. Le pays a durci sa législation, portant les peines pour relations homosexuelles jusqu’à dix ans de prison. Une politique qui mène, depuis, à de véritables chasses à l’homme à travers les villes du pays.
Il ne s’agit, malheureusement, pas d’un cas isolé.
𝐄𝐧 𝐜𝐞 𝟏𝟕 𝐦𝐚𝐢, 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐨𝐩𝐡𝐨𝐛𝐢𝐞, 𝐥𝐚 𝐛𝐢𝐩𝐡𝐨𝐛𝐢𝐞, 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐡𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐬𝐞𝐱𝐨𝐩𝐡𝐨𝐛𝐢𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐜𝐞.
Heureusement, en Belgique, la situation est très différente. Notre pays a avancé : mariage pour toutes et tous, adoption, protections contre les discriminations, reconnaissance des droits des personnes transexuelles et intersexes.
La Belgique reste d’ailleurs l’un des pays européens les mieux classés en matière de droits LGBTI+. Mais cela ne veut pas dire que le combat est terminé.
Car même ici, les discriminations, les insultes, les violences et les peurs existent encore. Les chiffres d’Unia et de l’Institut pour l’égalité le confirment chaque année : discriminations, violences et discours de haine restent une réalité.
C’est pourquoi le gouvernement s’est engagé à aller plus loin. Prévention, protection des victimes, nouveaux droits pour les personnes intersexes, avancée sur la GPA altruiste. Le travail continue.
Ce 17 mai doit être un rappel à chacun. Un rappel que les droits ne sont jamais acquis pour toujours. Que la liberté d’être soi-même doit être protégée, partout, tout le temps.
Et surtout, une conviction simple : dans une société démocratique, personne ne devrait avoir à baisser les yeux pour aimer, marcher, vivre ou exister.

Commenter